Redemption street, Reed Farrel Coleman

redemption street

Né le 29 mars 1956, Coleman est un auteur américain à l’humour typiquement juif new yorkais. Romancier et poète, il a écrit de nombreuses œuvres, notamment policières qui s’inscrivent dans des séries portées par un personnage récurrent. Trois romans ont été traduits en français, dont Redemption street, qui appartient à la série Moe Prager.

 New-York, années 1980, Moe Prager, ex-flic qui a dû se reconvertir suite à un accident physique survenu dans des circonstances peu glorieuses, est associé à son frère Aaron pour tenir une boutique de vins et d’alcools. Son existence quotidienne est devenue paisible auprès de sa femme et de sa fille.

Survient un homme excité qui le sollicite pour rouvrir une enquête sur la mort de sa sœur Andréa, victime avec 16 autres personnes dans l’incendie d’un hôtel de Catskill il y a quinze ans. Il s’adresse à Moe parce en tant que camarade de lycée d’Andréa.

En un premier temps Moe résiste, refuse cette demande qui risque de l’entraîner dans des souvenirs difficiles et ainsi devoir s’affronter à nombre de fantômes du passé. Le frère d’Andréa se retrouve interné dans une clinique psychiatrique. Le nom de Moe est inscrit sur le mur de sa chambre en lettres de sang. Moe Prager ne peut plus reculer. Il lui faut partir à la quête de la vérité sur ces évènements anciens, avec grande urgence personnelle. Nous découvrirons peu à peu pourquoi.

Et nous voici, lecteurs, embarqués magistralement dans cette quête de vérité. C’est une recherche complexe aux multiples rebondissements, guidée entre autre par le Journal d’Andréa retrouvé.

Ce roman, structuré en 15 chapitres datés du 23 novembre 1981 au 8 décembre, se clôt par un épilogue.

Michel M.

Redemption street, Reed Farrel Coleman, Editions Phébus (Rayon noir), 2006. 274 p.

Crédit photo : Electre.

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Caramel vert, Fernando Ampuero

caramel vert

Péruvien, né le 13 juillet 1949, auteur de contes, de romans mais aussi dramaturge et poète, Fernando AMPUERO est un journaliste attentif aux problèmes de son pays.

Carmel vert, titre intrigant, nous fait rencontrer un jeune cambiste –narrateur du roman- qui vient de perdre son travail de caissier dans une mutuelle au plus fort d’une crise financière péruvienne majeure : «  On venait de me renvoyer de mon travail et la première chose que j’ai faite alors a été de me planter à un coin de rue », lieu de prédilection pour l’exercice de trafics divers.

Quelques années auparavant, une vieille voyante lui avait prédit qu’il verrait énormément d’argent lui passer entre les mains. Ce fut vrai pendant ses cinq années de caissier. Son recrutement par un certain Pedro Lopez allait lui permettre de voir encore beaucoup d’argent lui passer entre les mains « en changeant des dollars pour des intis », avec la rue comme bureau.

Dans la rue passe une splendide jeune femme, Mabel, employée d’une vieille receleuse. Ces deux femmes habitent le même immeuble que lui. Il tombe amoureux fou de Mabel qui aspire à une vie différente, loin de la violence des rues de Lima. Ils font des projets communs. Mais les évènements contrariants se multiplient et les dépassent. Crimes, soupçons et rebondissement s’enchaînent.

« Roman noir époustouflant » souligne la quatrième de couverture. Certes, d’autant que le style laconique, le rythme trépidant du déroulement de l’intrigue nous scotchent dès les premières pages.

Autre roman traduit en français du même auteur : Taxi driver sans Robert de Niro (2013), Métailié.

Caramel vert, Fernando Ampuero (Pérou), Editions Métailié (Suites), 1999. 138 p.

Crédit photo : Electre.

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Littérature policière de pays francophones lointains : aperçu depuis trois auteurs :

Je ne les ai pas lus et ils ne sont pas disponibles à la BM. Mais les notes de lecture consultées, par hasard d’ailleurs, me font penser que ces auteurs méritent d’être signalés.

  • PAPOUASIE : Russell SOABA : Maiba (1979. Editions Au Vent des Iles, 2016. 184 p.).
  • POLYNESIE : Patrice GUIRAO : Crois-le !, premier volume de la trilogie du détective tahïtien Al Dorsey (Editions Au Vent des Iles, 2016. 376 p.).
  • GABON : Janis OTSIEMI, né en 1976 à Franceville : African tabloïd (Pocket Thriller, 2016. 206 p.), La vie est un sale boulot (Jigal, 2014), Le chasseur de lucioles (Jigal, 2013).

 

Michel M.